DJI vient d’officialiser l’Osmo Pocket 4, quatrième génération de sa caméra gimbal de poche. Plus de deux ans après l’Osmo Pocket 3, le constructeur chinois frappe fort avec un appareil qui repousse les limites de ce format ultra-compact, sans pour autant bouleverser son design.
Un capteur connu, des capacités inédites
L’Osmo Pocket 4 conserve le capteur CMOS 1 pouce avec un objectif 20 mm équivalent à f/2.0, déjà présent sur son prédécesseur. Mais DJI a considérablement élargi l’enveloppe des performances. La grande nouveauté est la capacité de tournage en ralenti 4K jusqu’à 240 images par seconde, contre 120 fps sur le modèle précédent. Une prouesse rarement vue sur un appareil de 190 grammes, qui offre désormais une souplesse créative digne de caméras bien plus encombrantes.
Autre bond en avant : la photographie. Le Pocket 4 monte à 37 mégapixels (7 680 × 4 320 px en 16:9), contre seulement 9,4 MP pour le Pocket 3. Le format DNG RAW est supporté, avec une exposition manuelle pouvant atteindre 4 secondes. La plage dynamique atteint 14 IL en mode D-Log 10 bits, et le débit vidéo maximal passe de 130 Mbps à 180 Mbps. Bref, le Pocket 4 s’impose comme un véritable outil polyvalent pour photo et vidéo.
Un zoom lossless et un suivi amélioré
Le Pocket 4 introduit un zoom 2x sans perte de résolution 4K, offrant un objectif équivalent de 40 mm très utile pour resserrer les cadres. Un mode 4x est également disponible en 1080p. Côté suivi, DJI intègre son système ActiveTrack 7.0, désormais opérationnel jusqu’au zoom 4x. Il reconnaît les personnes, les animaux et les véhicules et peut verrouiller le suivi sur un visage spécifique pré-enregistré. Deux gestes suffisent pour contrôler la caméra à distance : la paume de la main pour activer le suivi, et le signe de la paix pour lancer ou arrêter l’enregistrement. Idéal pour les créateurs en solo.
Interface repensée et stockage intégré

L’écran OLED rotatif de 2 pouces gagne en luminosité avec 1 000 nits de pic (contre 700 sur le Pocket 3) et couvre désormais 100 % de la gamme de couleurs P3. En orientation paysage, deux nouveaux boutons physiques font leur apparition : l’un dédié au zoom, l’autre personnalisable. Un joystick analogique 5D permet de contrôler la vitesse du gimbal avec précision, une amélioration bienvenue pour une utilisation mono-main.
Grande première pour la gamme : le Pocket 4 dispose de 107 Go de stockage intégré, transférables à 800 Mo/s via USB 3.1. Le Wi-Fi 6 permet des transferts sans fil jusqu’à 90 Mo/s via l’application DJI Mimo. La sortie DisplayPort ouvre la voie au streaming en direct jusqu’en 4K/60fps, et une fonction timecode intégrée facilite la synchronisation multi-caméra en post-production.
Autonomie, audio et créativité
La batterie de 1 545 mAh promet jusqu’à 240 minutes d’enregistrement en 1080p/24fps. La recharge rapide via un chargeur 65W atteint 80 % en seulement 18 minutes. L’audio bénéficie d’un triple microphone avec enregistrement spatial, et la caméra est compatible avec les transmetteurs DJI Mic 2, Mic 3 et Mic Mini pour un enregistrement dual-track professionnel.
Pour les créateurs de contenu, DJI a intégré six filtres cinématographiques (dont un inspiré du rendu Fuji), des fonctions beautify ajustables et un mode ralenti sur obturateur lent pour des effets de flou de mouvement créatifs. Un accessoire Fill Light se fixe magnétiquement, avec trois niveaux de luminosité et trois températures de couleur.
Disponibilité et tarifs
L’Osmo Pocket 4 est disponible en précommande avec des livraisons prévues à partir du 22 avril. Trois configurations sont proposées : l’Essential Combo à 479 € (~315 000 Fr CFA), le Standard Combo à 499 € (~328 000 Fr CFA), et le Creator Combo à 619 € (407 000 Fr CFA), ce dernier incluant l’objectif grand-angle, le DJI Mic 3, la Fill Light et un mini-trépied. À noter : l’appareil n’est pas disponible aux États-Unis, en raison d’une procédure d’autorisation FCC encore en cours.

Avec le Pocket 4, DJI signe une mise à jour substantielle qui élève ce format de poche vers le territoire prosumer. Il ne réinvente pas la formule, mais l’exécute avec une précision qui devrait convaincre aussi bien les vlogueurs que les cinéastes nomades.

