Le géant du jeu vidéo Electronic Arts (EA) s’apprête à tourner une page de son histoire. L’entreprise a confirmé son rachat pour 55 milliards de dollars par un consortium composé du Public Investment Fund (PIF) d’Arabie Saoudite, du fonds d’investissement Silver Lake et d’Affinity Partners, dirigé par Jared Kushner, gendre de Donald Trump.
Cette opération, présentée comme le plus grand rachat par effet de levier de l’histoire, marque la fin des 35 ans de cotation boursière d’EA, entré sur le NASDAQ en 1990. Les actionnaires recevront 210 dollars par action, soit une prime de 25 % par rapport au cours récent.
Le financement de l’acquisition repose sur un apport en capital estimé à 36 milliards de dollars des trois partenaires, complété par 20 milliards de dettes garanties par JPMorgan Chase. Le PIF, déjà détenteur de près de 10 % du capital d’EA, verra sa participation intégrée dans l’opération.
Malgré ce changement majeur, EA restera basé à Redwood City, Californie, et Andrew Wilson conservera son poste de PDG. Ce dernier a salué « une reconnaissance du travail créatif et passionné des équipes », soulignant l’importance des licences phares comme Madden NFL, EA Sports FC, Battlefield, The Sims ou Dragon Age, qui ont généré 7,5 milliards de dollars de revenus en 2025.
Ce rachat intervient dans un contexte difficile pour l’entreprise, marquée par des licenciements, l’abandon de projets comme un jeu Black Panther, et la suspension de la franchise Need for Speed. Pour Silver Lake et le PIF, qui ont déjà investi dans Nintendo, Activision Blizzard ou encore Capcom, l’objectif est clair : renforcer la présence mondiale d’EAdans une industrie en pleine mutation.
Si la transaction reçoit l’approbation des régulateurs et des actionnaires, sa finalisation est attendue au premier trimestre 2027.