Microsoft et Asus viennent de lever le voile sur les tarifs de leurs très attendues consoles portables, les ROG Xbox Ally. Deux modèles sont proposés : la version standard à 599 $ (environ 336 500 Fr CFA) et la version haut de gamme Xbox Ally X à 999 $ (environ 561 000 Fr CFA). Ces prix placent les nouveaux appareils directement face à leurs principaux concurrents : la Steam Deck de Valve, plus abordable (à partir de 319,20 $ ~179 000 Fr), la MSI Claw 8 AI+ (999 $ ~561 000 Fr), et la Lenovo Legion Go 2, plus cher, qui atteint les 1 350 $ (~757 000 Fr) dans sa configuration la plus avancée.
Si l’on se place du côté des consoles traditionnelles, l’addition peut sembler salée. La ROG Xbox Ally coûte déjà 150$ de plus qu’une Nintendo Switch 2 et atteint le même prix qu’une Xbox Series X en Europe, malgré des performances encore à confirmer. Quant à la ROG Xbox Ally X, son est fois le prix d’une Switch 2. Elle se rapproche ainsi davantage du segment des PC portables gamers milieu de gamme. Ce positionnement qui traduit clairement la volonté d’Asus et Microsoft de s’adresser à un public exigeant et prêt à investir lourdement dans une machine hybride.
Deux modèles, deux approches du jeu nomade
La ROG Xbox Ally X, plus ambitieuse, vise les joueurs exigeants. Elle intègre un processeur AMD Ryzen AI Z2 Extreme, 24 Go de RAM et 1 To de stockage SSD, optimisés pour le jeu de 900p à 1080p fluide. Tandis que la ROG Xbox Ally s’adresse aux joueurs recherchant un bon compromis entre mobilité et performance. Elle embarque un processeur AMD Ryzen Z2 A, 16 Go de RAM et 512 Go de stockage SSD.

Bien que les deux consoles proposent des retours haptiques haute définition, elles se différencient par leurs gâchettes. Le Xbox Ally emploie des gâchettes analogiques à effet Hall, contrairement au Xbox Ally X qui bénéficie de « gâchettes à impulsions » pour un meilleur contrôle.
Les deux modèles partagent le même écran : une dalle IPS de 7 pouces en 1080p (format 16:9), capable d’atteindre un taux de rafraîchissement de 120 Hz. Ils supportent la technologie FreeSync Premium et VRR. Ils offre une luminosité de 500 nits et la dalle protégé par le Corning Gorilla Glass Victus. L’écran bénéficie également d’un traitement anti-reflet, garantissant une image nette, fluide et lisible même en extérieur.
Une expérience Xbox repensée pour le portable
La véritable nouveauté se situe du côté logiciel. Microsoft a conçu une interface Xbox plein écran, intégrée à Windows 11 et spécialement adaptée aux contrôles à la manette. Objectif : éliminer les complications liées au PC classique pour offrir une navigation simplifiée, proche de celle d’une console. Grâce à un bouton Xbox dédié, l’utilisateur accède rapidement à sa bibliothèque unifiée, qui regroupe jeux installés, titres du Game Pass, ainsi que les catalogues Steam, Epic Games Store ou encore Battle.net.
Cette approche ouvre la voie à plusieurs modes de jeu : en local, en streaming via le cloud, ou encore en Remote Play depuis une Xbox domestique. Des options qui visent à élargir l’écosystème Xbox bien au-delà de la console de salon.
Autonomie et connectivité
Les deux modèles intègrent des batteries plus généreuses que leurs prédécesseurs : 60 Wh pour l’Ally et 80 Wh pour l’Ally X, l’une des plus grandes du marché. En matière de connectivité, la version X profite même d’un port Thunderbolt 4, permettant de relier un GPU externe pour décupler les performances.
Un pari audacieux
Avec un lancement prévu le 16 octobre 2025 dans plus de 38 pays. Ce positionnement reflète la montée en gamme des consoles portables, dont les prix se rapprochent désormais de ceux des ordinateurs portables de jeu. Face à des concurrents comme le Steam Deck de Valve, le MSI Claw ou le Lenovo Legion Go, Microsoft et Asus misent sur une ergonomie inspirée des manettes Xbox, une autonomie améliorée et une intégration logicielle poussée. Reste à voir si ce pari séduira les joueurs, prêts à investir près de 1 000 euros pour transformer leur expérience Xbox en véritable console de poche ?