CGECI Academy 2018 : le patronat ivoirien fait le pari de l’industrialisation

, Abidjan 2.0

La 7e édition de la CGECI Academy, le forum de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) s’est ténue les 25 et 26 septembre 2018 à Abidjan, sur le thème “Cap sur l’industrialisation, un défi pour tous”.

Cette édition a enregistré pour la première fois la présence du président de la République ivoirien S.E.M. Alassane OUATTARA. Le chef de l’État a salué l’importance de ce forum économique dont la thématique de cette édition cadre parfaitement avec sa vision de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent. Il a par la suite, relevé les performances économiques du pays, tout en regrettant son retard en matière de productions manufacturières. En effet, le pays accuse un retard de 2,5 % avec un taux d’industrialisation est de 28 %.

Il a incité le secteur privé à produire des champions nationaux dans le secteur industriel et a interpellé les banques afin qu’elles aident à financer les PME, qui souvent échouent face au manque de financement.

Le president Alassane OUATTARA à la CGECI Academy 2018

Le president Alassane OUATTARA à la CGECI Academy 2018 – Image CGEC Academy

Pour Jean Marie Ackah, Président CGECI, l’industrialisation offre plus d’opportunités à la Côte d’Ivoire.

“L’industrialisation doit ouvrir la voie à l’émergence de champions nationaux pour en démultiplier les effets sur l’ensemble de l’économie nationale.” […] “Si nous relevons ce défi, nous aurons une industrie qui va produire des biens industriels, des produits alimentaires ou agro-alimentaires qui auront une possibilité d’arriver sur le marché américain, le marché asiatique, européen, “Cette industrialisation va accélérer l’émergence d’une classe moyenne qui va venir à son tour créer des débouchés pour les autres industries, pour d’autres biens de consommation en vue de satisfaire les besoins du marché intérieur”. – Jean Marie Ackah

Voici quelque point notable à retenir de la CGECI Academy 2018

  • La Côte d’Ivoire se doit de créer des marques à forte valeur ajoutée.
  • Le gouvernement se doit de donner des exigences de production local au secteur privé.
  • Les petites sociétés peuvent sauver l’économie de la Côte d’Ivoire.
  • La disponibilité du foncier ne devrait pas être un frein à l’opérateur économique.
  • Il est important que les zones industrielles soient implantées sur différentes parties du pays.
  • La Côte d’Ivoire doit être plus agressive dans le marketing de ses produits à l’international.

Pour réussir l’industrialisation, il est primordial d’éliminer certaines barrières telles que : les lourdeurs administratives, les politiques fiscales contraignantes et les difficultés à investir sur le marché régional.

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