Africa web festival 2016 : l’Education Ivoirienne prend le pari du numérique

E-éducation ! Ce terme est l’un des trois thèmes majeurs autour desquels  a tourné la troisième édition de l’Africa web festival sur laquelle le rideau est tombé ce jeudi.
Les ministres Kandia Camara et Bruno Koné assis à coté de Mme Sy Diawara
Pendant trois jours, les experts du numérique,  acteurs publics et partenaires privés du système éducatif Ivoirien ont ensemble réfléchis sur l’épineuse question de l’adaptation de l’Education aux nouvelles technologies qui portent déjà le sceau de la révolution mais qui ne cessent d’innover à vitesse exponentielle. Il y a donc urgence, selon la Ministre Kandia CAMARA qui s’est exprimée en ces termes à l’ouverture du festival mardi.
« Il est urgent d’accélérer l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans l’éducation et la formation afin de développer les compétences et atteindre les objectifs du 21e sicècle ».
Vous l’aurez compris, le train est en marche au niveau du Ministère de l’Education nationale mais il faut aller plus vite pour mieux cerner ce vaste chantier.
En effet « le système éducatif Ivoirien enregistre  100 mille employés, 180 mille établissements et plus de 4 millions d’élèves », à en croire M. Aboubakar DTSI du Ministère de l’éducation nationale qui estime que la numérisation de ce système va lui conférer un avantage indescriptible. Il s’est exprimé à l’occasion du panel sur la e-éducation composé de M. Thierry N’DOUFFOU, Directeur Général de Qelasy et M. Alphonse BAYALA de l’Ansut, avec comme modérateur, le Professeur Antoine MIAN, spécialiste du binôme Tics et Education.
Panel au cours duquel le premier cité, Thierry N’DOUFFOU, a exposé sur l’apport des nouvelles technologies à l’éducation à travers sa solution de tablette éducatif et de cartable solaire distribués au élèves afin de faciliter leur apprentissage. Un retour d’expérience sur un projet qu’il implémente depuis quelques années en Côte d’Ivoire, dans un partenariat Public-Privé.
Par ailleurs l’organisatrice de l’événement, Mariam Sy DIAWARA, dans sa volonté « d’accompagner le décollage des starpups africaines » a initié plusieurs pitchs et hackathons pour permettre aux jeunes porteurs de projets de trouver des investisseurs et développeurs de matérialiser leurs idées.
Ainsi trois hackathons, suivant les trois thèmes du festival (e-santé, e-agriculture et e-éducation), ont rythmé quotidien des développeurs trois jours durant. Pour la thématique  e-éducation, la compétition a été remportée par le groupe  WEWINTECH grâce à son projet « letaikpai.com », une application de géolocalisation de l’ensemble des structures du Ministère ivoirien de l’éducation nationale, avec des options additionnelles.
C’est heureux que tous les participants – compétiteurs comme visiteurs – à cette 3e édition de l’AFRICA WEB FESTIVAL, se sont dit au revoir et ont pris rendez-vous pour 2017.
Jean François A.

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